Interview d'un joueur de la Première - Simon Wislez

 
 
Il y a quelques semaines, le capitaine Gianni Di Vincenzo avait désigné le vice-capitaine, Simon Wislez, pour la prochaine interview. Voici donc le moment de retrouver Simon.

- Simon, peux-tu te présenter?

Je suis né le 9 janvier 1990. Je suis en couple depuis bientôt 4 ans avec ma copine, Julie. Nous avons emménagé il y a 2 ans dans une maison à Soumagne-Bas. J’ai voulu habiter à Soumagne, pour ainsi être près de Melen, là où je compte bien finir ma carrière (rires). Avec un papa accroché à Melen, j’ai toujours eu la fibre mélinoise, vu que dès l’âge de 5 ans, je venais déjà voir des matchs au Stade Marcel Michel.  Au niveau boulot, je travaille dans une société qui fabrique des chapiteaux, à Tilff. Je suis fêtard, j’aime sortir avec mes amis et je suis très famille aussi. En effet, la famille, c’est sacré.

- Quelles sont tes passions dans la vie?

J’aime le foot, c’est facile de dire ça. J’y joue depuis l’âge de 4 ans et demi. J’adore l’ambiance des sixtes en fin de saison car cela permet de combiner le football et les amis. Justement, comme je l’ai déjà dit, le mot clé dans ma vie est le mot « amis ». Les soirées, les soupers entre potes,  quel plaisir ! Au niveau musical, je n’ai pas vraiment un style de musique particulier, j’écoute un peu tout ce qui passe actuellement, ce qui est à la mode aujourd’hui.

- Passons au niveau foot, raconte nous ton parcours.

J’ai donc commencé le foot à 4 ans et demi à Queue-du-Bois. En effet, j’étais trop jeune pour pouvoir m’affilier à Melen.  J’y suis resté une demi-année avent de partir à Battice pendant 4 ans. Je suis resté chez les Petits Bleus jusqu’en Minimes Provinciaux (je jouais en Minimes alors que j’avais toujours l’âge de jouer en Préminimes). J’ai ensuite enchainé 3 clubs sur 3 saisons, Chaudfontaine, Rechain et Elsaute. A l’âge de 15 ans, j’ai alors atterri à Eupen où je suis resté pendant 4 ans. J’ai pu y jouer en Espoirs et en Réserves, ce qui m’a permis de côtoyer l’équipe Première, qui évoluait déjà en D2 à cette époque. Le moment était alors venu de jouer en équipe Première. Pendant 4-5 mois, j’ai joué à La Calamine en Promotion. Malheureusement, le courant n’est pas passé avec le coach. J’étais dégoûté du foot, puis, en 2010-2011, j’ai repris doucement les entrainements ici à Melen, c’était l’époque de Damien Gonay. Je suis resté 3 saisons à l'Alliance au cours desquelles j’ai pu côtoyer des joueurs comme Pascal Collin et Vincent Paquay. Je tiens d’ailleurs à les remercier pour l’expérience qu’ils ont pu m’apporter. Grâce à eux aussi, j’avais retrouvé mon niveau et j’ai eu l’opportunité de tenter l’aventure en P1 à Malmedy. Après cette expérience dans l’élite provinciale, je suis revenu à Melen, la saison dernière. J’en suis donc cette année à ma 5ème saison chez les Mauves et Verts.

- Quels sont tes meilleurs et pires souvenirs dans le foot?

Au niveau des bons souvenirs, je me souviens d’une victoire au Sljivo. J’étais dans la même équipe que mon pote Nicolas Zanin. Nous devions d’ailleurs nous retrouver cette année à Melen mais des obligations professionnelles de son côté font que cela n’a pas encore été possible, en championnat tout du moins. Mais je suis sûr que ce n’est que partie remise ! Au niveau plus individuel, j’ai reçu le Ballon d’Or décerné par le Journal L’Avenir au terme de la saison 2012-2013. C’est un très bon souvenir et c’était aussi grâce à mes équipiers de l’époque. Dans le rayon des moins bons souvenirs, certainement ce passage à La Calamine car j’avais bien conscience que mon espoir de pouvoir jouer en Promotion s’envolait.

- Quels sont tes meilleurs et pires souvenirs à Melen?

Il y a bien entendu eu ce fameux match de Coupe de Belgique à Virton en 2011-2012, malgré la défaite. On avait fait un super match face à une très bonne équipe de D3 à l’époque (défaite 4-2 après avoir mené 0-2 à la mi-temps). Et puis, il y a ce match de dimanche passé à Visé face à Lixhe. Quelle victoire face au leader de la série. Et vu que je portais le brassard lors de ce match, c’est aussi une fierté personnelle. Décidément, les stades qui ont connu la D2 nous conviennent bien (rires). Comme mauvais souvenir, je me souviens de ce petit « couac » en 2011-2012, où j’avais mal accepté ma non-titularisation. J’avais quitté le groupe avant le match et cela m’avait couté justement 2 semaines de suspension par le club.  Aujourd’hui, avec plus de maturité, je ne ferais plus ce genre d’erreurs.

- Parlons maintenant du présent, comment vois-tu cette saison 2015-2016?

L’important cette saison est la mentalité, l’envie car on a un groupe jeune. On est capable de tout, du meilleur comme du pire. On peut battre tout le monde (comme Lixhe le week-end passé) mais aussi être battus par tout le monde. Pour moi, nous avons le potentiel pour arriver au tour final mais je ne sais pas si on a la mentalité et l’envie de chacun pour y arriver. Personnellement, ce serait le plus beau cadeau de monter en P1 avec Melen, avec mes amis. Mais pour cela, il faudra, comme l’a dit le coach dimanche, mettre son bleu de travail lors de chaque match.

- Qu’as-tu envie de dire à tes équipiers?

Qu’en tant que vice-capitaine, mon rôle est d’épauler Gianni. Ce dernier n’a pas une tâche facile, vu notre groupe jeune. Il doit par moment recadrer et tempérer certains. Mon job est de défendre et protéger le capitaine.

- Comment envisages-tu la suite de ta carrière ?

J’ai à présent 25 ans, l’âge de la maturité (rires). J’espère bien finir ma carrière à Melen. Et encore plus avec le terrain synthétique qui arrive. Cela va donner un nouvel élan au club. Sauf accident ou gros désaccord avec le coach, j’espère rester encore de nombreuses années à Melen. Encadrer les jeunes et leur apporter ma petite expérience footballistique. Pourquoi pas aussi, un jour, à l’image de Gianni, entrainer ? Peut-être des jeunes dans un premier temps et puis on jour, qui sait, des adultes. L’avenir le dira mais ce qui est sûr, c’est que quand on a connu Melen, on n’a pas envie de le quitter.

- Dernière question, qui aimerais-tu voir sur le grill pour la prochaine interview ?

Je vais désigner mon ami d’enfance, avec qui j’ai le plaisir de rejouer après 5 ans de séparation, Anthony Rogister. J’espère encore jouer longtemps avec lui à Melen.

- Merci  à toi Simon !

Avec plaisir, et puis : Crions bien fort que Melen ne sera jamais mort !
 
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