Interview d'un joueur de la Première - Gianni Di Vincenzo

 
 
Toute nouvelle rubrique sur le site de la R.A.M.M. ! Très régulièrement, vous apprendrez à découvrir nos joueurs de Première via une petite interview.
A tout Seigneur tout honneur, c’est le Capitaine de l’équipe, Gianni Di Vincenzo qui ouvre le bal.
 
 
- Gianni, peux-tu te présenter?
 
Je suis né le 15 mai 1987. Je suis marié depuis juin dernier. J’aime bien faire la fête mais au final je dirai que j’ai une vie simple faite de travail, sacrifices pour arriver dans mes buts dans la vie avec comme priorité et valeur la famille avant tout.  Je travaille à la SNCB dans un bureau d’études à Bruxelles depuis 5 ans. Avant cela, je travaillais dans une entreprise de recherche médicale. Aujourd’hui, pour me rendre dans la Capitale, je voyage naturellement en train, ce qui comporte son lot de surprises (rires). Ce n’est pas toujours évident de pouvoir tout concilier entre le foot, le mini-foot, la famille et le travail. Ce le fut d’autant plus dernièrement puisque je construisais ma maison moi-même en parallèle de toutes ces activités. Je fais de mon mieux pour que tout se passe le mieux possible dans chaque domaine.
 
- Quelles sont tes passions dans la vie?
 
Facile si je dis le football, je suis un grand supporter de l’AC Milan. La musique et le chant aussi, certains peuvent le confirmer (rires) j’aime bien sûr la musique italienne même si je suis assez éclectique à ce niveau-là. Mais ma catégorie musical préférée reste la musique latino, avec la danse collé-serré qui va avec (rires).
 
- Passons au niveau foot, raconte nous ton parcours.
 
J’ai commencé le foot à 5 ans à Tilleur St-Gilles. J’y suis resté jusqu’en Minimes où j’ai pris la direction de Montegnée. J’ai évolué là-bas jusqu’en équipe Première où j’ai eu l’honneur de disputer une rencontre en Promotion.  La politique générale du club a ensuite changé avec le départ du Président et l’arrivée des Anglais. Je n’étais pas serein et j’ai décidé de rejoindre mes amis Gaëtan Gallo et Vincent Benatti à l’Alliance. C’était lors de la saison 2007-2008. Ma première saison eut lieu en P1 et ensuite en P2.  J’entame dès lors cette année ma neuvième saison à Melen.
 
- Quels sont tes pires et meilleurs souvenirs dans le foot et à Melen?
 
Au niveau des meilleurs souvenirs, j’en pointerai deux et le deuxième correspond aussi à mon pire souvenir.
Tout d’abord, il y a ce match en Promotion à Montegnée face à l’US Centre. C’est inoubliable comme expérience. Ensuite, il y a ce fameux tour final en 2009-2010 sous Damien Gonay. C’est un beau souvenir mais aussi une terrible déception. Nous avions scoré à 7 reprises avant l’Inter-séries sans encaisser le moindre goal (3-0 face à Battice et 0-4 à Grâce-Hollogne). Ensuite, nous devions affronter Andrimont (série C) et le DC Cointe (série A). Et à chaque fois, nous n’avons pu faire mieux qu’un nul vierge… Nous avons donc échoué dans notre objectif de montée alors que nous n’avions pas encaissé une seule fois en 4 rencontres. Ce dernier match à domicile face à Cointe fut incroyable, devant une assistance historique à Melen mais malheureusement, nous sommes tombés sur un gardien de but dans la forme de sa vie ce jour-là. Personnellement, je me sentais vraiment bien en cette fin de saison. J’étais totalement transcendé dans ce tour final.
 
- Parlons maintenant du présent, comment vois-tu cette saison 2015-2016?
 
 Nous devons prendre match par match. Nous pouvons gagner contre tout le monde mais le premier adversaire de Melen est Melen lui-même si nous tombons dans la facilité. Nous formons un super groupe de vrais Mélinois. L’avenir nous dira où l’on se situera. Mais la seule condition à une bonne saison est que tout le monde tire sur la même corde. Personnellement, je veux toujours atteindre le maximum. Quand on est dans une compétition, c’est pour gagner et seul la victoire compte. “Melen champion, sinon rien!” (rires). Aussi minime soit la possibilité de titre, il faut toujours y croire. Celui qui ne se bat pas a déjà perdu.
 
- Qu’as-tu envie de dire à tes équipiers en tant que capitaine?
 
De rester solidaire même si on ne joue pas car la saison est longue et on a besoin de tout le monde. Melen a  la chance d’avoir de très bons jeunes du club qu’il faut valoriser. Je n’ai pas un rôle évident, je suis parfois un casse-pieds (rires) mais c’est pour le bien collectif,  donc j’invite les plus anciens à montrer également l’exemple. Je demande aussi  à l’ensemble de l’équipe de moins rouspéter, d’accepter la critique quand elle est formulée de manière positive.
 
- Comment envisages-tu la suite de ta carrière ?
 
Malgré les années et mes cheveux blancs naissant, à 28ans, ma rage et ma motivation sont toujours intacts et je jouerai jusque quand elles seront présentes. Je me sens encore comme un jeune tigron plein d’envie,  j’espère dès lors encore ennuyer longtemps pas mal d’attaquants. Mais je ressens de plus en plus le rôle de montrer l’exemple dans l’attitude et la mentalité, être un repère pour les plus jeunes et je trouve cela valorisant.
J’ai toujours dit que je suis arrivé à Melen en P1 et que j’aimerais y retourner avec Melen. Je suis un clubman, mon parcours le prouve. Je ne suis pas un Mélinois de souche mais certainement de cœur après tant d’années passées au club. Mais dans la vie, on ne peut jamais dire de quoi demain sera fait. Une année n’est jamais l’autre et, parfois, certains challenges peuvent être attrayants. C’est à voir à l’avenir. Pourquoi ne pas aussi devenir entraineur un jour ? Et si possible, bien sûr, à Melen !
 
- Un petit mot en Italien ?
 
Melen mi piaci un sacco
 
 - Dernière question, qui aimerais-tu voir sur le grill pour la prochaine interview ?
 
En tant que capitaine, je désigne tout naturellement le vice-capitaine, Simon Wislez.
 
- Merci  à toi Gianni pour cet entretien et d’avoir accepté de servir de cobaye pour cette nouvelle rubrique.
 
Avec plaisir.
Mot d’ordre: Crions bien fort que Melen n’est pas mort !
 
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