Décembre 2015

Interview d'un joueur de la Première - Anthony Rogister

 
 
Il est temps de retrouver notre dernière interview de l’année ! Simon Wislez avait, souvenez-vous, désigné Anthony Rogister. Voici donc le moment de retrouver Anthony.
 
- Anthony, peux-tu te présenter?
 
Je suis né le 8 juin 1990 à Rocourt. Je suis en couple depuis quelques mois avec ma copine, Laura. Je travaille depuis le début de l’année chez Joskin comme magasinier. J’habite à Soumagne dans la cité du Local 80. Au niveau des études, j’ai fait les arts-plastiques à Saint-Luc Liège.
 
- Quelles sont tes passions dans la vie?
 
J’aime le foot, c’est facile car j’y baigne depuis tout petit. J’ai toujours été un Mélinois. J’apprécie également les graffitis depuis une dizaine d’années et ça me prend pas mal de temps à côté du foot. Je fais des chambres d’enfant. Je suis aussi un fêtard, avec les amis. C’est important. Au niveau musical, c’est fort varié mais j’aime le hip-hop. Le break dance aussi, j’ai d’ailleurs donné des cours dans cette discipline. Après, je suis vraiment tous styles, même le disco a mes faveurs, grâce à mon père (rires).
 
- Passons au niveau foot, raconte nous ton parcours.
 
J’ai commencé à l’âge de 5 ans à l’Alliance. J’ai joué dans le jeu jusqu’en Minimes. Ensuite, j’ai suivi les traces de mon père en passant gardien de but. J’y ai joué jusqu’en Cadets deuxième année. Mais malgré tout, j’ai toujours préféré jouer dans le jeu car je suis un fan de ballon. Je me rappelle que même en tant que gardien de but, il m’arrivait de faire des petits ponts dans mon propre rectangle. Mais j’ai toujours vécu foot, notamment avec mon cousin Aubry Thimister et Simon Wislez. Pour en revenir au parcours, je suis donc repassé dans le jeu. J’ai été appelé en sélection de l’Entente Liégeoise (avec Martin Ansenne) aussi bien comme gardien que dans le jeu. En Juniors, nous avons remporté un titre de champion avec Thierry Tondeur comme coach. J’avais inscrit le but de la victoire et cela reste un super souvenir. J’ai joué mon premier match en équipe fanion en 2007-2008 face à Aubel. Mon père était alors coach. Nous sommes descendus en P2. Ensuite, j’ai encore joué un an sous mon père puis un an avec Damien Gonay. La saison avec le Tour Final et le fameux match contre Cointe dont on a déjà pas mal parlé. J’ai éclaté cette saison-là d’ailleurs. J’avais beaucoup travaillé. Après cette déception de ne pas monter, j’ai pris la direction de Richelle en P1. J’y ai inscrit 9 buts mais nous sommes descendus. Ce fut le début d’une série de 3 descentes consécutives pour moi. En effet, j’ai rejoint l’Entente Blegnytoise en Promotion. Mais ce ne fut pas une réussite car je n’évoluais pas à ma place. Je jouais bac gauche ou milieu défensif par exemple. Ce fut malgré tout une belle expérience car nous avons joué dans de beaux stades (Liège, Namur, …). Et donc seconde descente. Tony Niro m’a alors contacté pour un nouveau challenge à Spa, toujours en Promotion. Mais la saison fut un échec puisqu’une troisième descente m’attendait au bout de la saison. Je suis alors retourné en P2 à Aubel avec Jean-Paul Nyssen et des potes à moi (Steve Gillis et Steve Simons). Ce fut une superbe saison, j’ai inscrit 8 goals mais ça s’est mal passé à la fin de la saison quand j’ai annoncé mon départ du club en fin de saison. Je regrette dès lors l’attitude du Comité d’Aubel et du staff car j’avais toujours été honnête. Cette mésaventure me reste en travers de la gorge. Je suis donc revenu cette année à Melen, mon club de cœur malgré d’autres propositions (Lixhe notamment). C’est un retour à la maison, aussi vis-à-vis de ma mère qui travaille dans la cafétéria.
 
- Quels sont tes meilleurs et pires souvenirs dans le foot?
 
Au rayon des bons souvenirs, il y a un match de P1 à Richelle face à Vyle-Tharoul. Après un gros match de notre part, nous avons hérité d’un penalty à la 85ème minute. Normalement, Drazen Brncic (ex-joueur de l’AC Milan !) était désigné pour le tirer mais je me sentais bien et j’ai pris le ballon. J’ai converti le penalty. Après le match, Tony Niro, mon coach, m’a traité de fou, tout en reconnaissant qu’il en fallait pour prendre cette responsabilité. Dans les moins bons souvenirs, il y a le Tour Final de l’année passée à Aubel que je n’ai pas pu jouer alors que j’avais été titulaire tout au long de la saison.
 
- Quels sont tes meilleurs et pires souvenirs à Melen?
 
Comme tous ceux qui ont eu la chance ou la malchance de connaitre ce match, c’est bien sûr ce fameux match contre Cointe au Tour Final. C’est aussi bien un bon souvenir qu’un mauvais. Le genre de match que tout joueur veut jouer. Mais quelle déception ! Ce match restera gravé à jamais en moi.
 
- Parlons maintenant du présent, comment vois-tu cette saison 2015-2016?
 
Nous n’avons pas super bien entamé la saison mais pour l’instant, nous sommes biens. Nous avons de la stabilité. Nous avons appris à la fermer et à tirer sur la même corde. J’espère que nous pourrons accrocher une place au Tour Final. Ce serait une grosse déception si ce n’était pas le cas vu notre équipe. Si nous y parvenons, tout sera possible. Je rêve d’une montée en P1 avec Melen !
 
- Qu’as-tu envie de dire à tes équipiers?
 
Qu’il faut continuer à travailler, mettre de côté son ego et prendre conscience qu’on peut faire de grandes choses cette année. Que c’est peut-être le début d’une belle génération à Melen et qu’on peut constituer le renouveau de Melen.
 
- Comment envisages-tu la suite de ta carrière ?
 
Je la vois  à Melen. Comme j’ai dit, je rêve de faire remonter Melen. De connaitre le club au niveau que j’ai connu petit en allant voir Melen. Être un acteur de ce renouveau. Mon avenir est ici, je ne suis pas revenu pour un an. J’ai fait un long virage et je suis de retour à l’Alliance pour un bout de temps. A la fin de ma carrière, peut-être que j’envisagerai de devenir entraineur, pour suivre la trajectoire de mon père.
 
 - Dernière question, qui aimerais-tu voir sur le grill pour la prochaine interview ?
 
J’hésite entre 2 personnes mais je vais choisir celui pour qui j’ai le plus grand respect, celui avec qui j’ai déjà joué dans les équipes de jeunes. Malgré les difficultés de la vie, il a toujours gardé la tête haute, c’est Florian Vandermeulen.
 
- Un dernier mot Anthony ?
 
Mélinois Champion, ma main dans ta g…, on va tous en prison ! (rires).
 
 - Merci à toi Anthony !
 
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